Rapport Médecins sans Frontières (extraits)

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Photos Human Rights Watch

Patient 1
sexe : F
âge : approximativement 8 ans
date d'admission : 2 mai 1999
date de la blessure : 1er mai 1999
blessures : lacération profonde de la joue droite. Fracture de l'os occipital.
Description des événements(interview de la mère car la fillette est muette de naissance. La mère a couru dans la brousse pour se cacher au moment de l'incident et n'était pas présente. Le père était présent mais il est retourné au village pour annoncer que sa fille était en vie).
"Des hommes en armes ont attaqué le village, à bord de véhicules, vers 5 heures du matin. Ils tiraient en l'air. Ils ont tout pillé et ont mis le feu à quelques maisons. Ils ont commencé à donner des coups de machette aux habitants alors que ceux-ci tentaient de fuir. La fillette a d'abord été blessée sur le côté du torse par une machette. Le second coup a été porté au visage. Le père a porté sa fille plusieurs kilomètres à travers la brousse, afin de rester en sécurité. L'os occipital de la fillette a été cassé par le coup de machette".

Patient 2
Sexe : F
âge : 17 ans
date d'admission : 3 mai
date de la blessure : autour du 17 avril
blessures : lacération du mollet gauche
Description des événements(la patiente est encore choquée).
La jeune fille, sa famille et les habitants du village se sont réfugiés dans la brousse avant le mois de décembre. Le 17 avril au matin, des hommes en armes sont entrés dans le village et ont demandé à la population de se rassembler. Quand ils ont été réunis, les habitants ont entendu que l'Ecomog (NDLR : la force d'interposition ouest africaine) était sur le point d'attaquer. Certains villageois ont paniqué et se sont mis à courir. Les attaquants ont couru après certains d'entre eux et ont commencé à les mutiler... Cette patiente été lacérée à la jambe alors qu'elle s'enfuyait. Sa soeur et son frère ont été emmenés par les attaquants. Elle a vu cinq morts et de nombreux autres blessés dans la brousse.

Patient 3
Sexe : F
âge : adulte
date d'admission : le 3 mai
date de la blessure : le 17 avril 99
blessures : doigts de la main droite coupés.
Description des événements
Avec les membres de sa famille et de son village, cette femme s'est cachée dans la brousse pendant plus de 6 mois. Des hommes armés sont arrivés un après-midi et ont ouvert le feu. Ils étaient nombreux. Les habitants ont commencé à paniquer et à courir. Elle a été rattrapée et les attaquants lui ont tranché la main. Ils lui ont dit d'aller voir Kabbah (NDLR : le président de Sierra Leone) et de lui demander de nouvelles mains. Ils ont également pris son enfant de 3 ans et demi qu'elle portait sur le dos. Un jeune garçon a donné des coups de pieds à l'enfant, l'a battu et a menacé de le tuer. Ces hommes armés se sont ensuite mis à hurler et lui ont demandé de reprendre son enfant et de partir. Elle a vu un mort et de nombreuses personnes mutilées.

Patient 4
Sexe : M
âge : adulte entre 20 et 30 ans
date d'admission : le 3 mai
date de la blessure : autour du 2 maiblessures : amputation des deux mains, des lèvres et des tissus voisins.
Description des événements
Le patient est arrivé seul et ne pouvait pas parler.

Patient 5
sexe : F
âge : adulte (avec un bébé de 10 mois)
date d'admission : le 3 mai
date de la blessure : autour du 17 février
blessures : lacérations des doigts de la main droite.
Description des événements
Un samedi, à environ 2 heures de l'après-midi, des hommes en armes sont entrés dans le village. La patiente a vu seulement l'un d'entre eux avec une arme à feu. Tous les villageois ont couru se cacher dans la brousse quand ils les ont vus arriver. Ils ont brûlé toutes les maisons. Certains des hommes armés ont poursuivi les villageois dans la brousse. Elle et son bébé ont ainsi été rattrapés. Les attaquants l'ont maintenue à terre et ont tranché sa main. Ils lui ont dit d'aller voir Pa Kabbah pour qu'il lui donne de nouvelles mains. Ils ont pris l'enfant de son dos et ont commencé à le battre. Ils sont enfin partis dans les fourrés.

Patient 6
Sexe : F
âge : adulte
date d'admission : le 3 mai
date de la blessure : le 16 avril
blessures : lésion interne du bras gauche due aux coups.
Description des événements
Cette femme se trouvait avec des villageois dans la brousse depuis 5 mois, vivant de noix et de racines de cassaves. Un jour, tôt le matin, des hommes en armes sont arrivés. Il n'y a pas eu de coups de feu. Ils ont commencé à brûler et à piller le village. Quand le pillage a commencé, les habitants ont fui en direction de la brousse. Certains ont été suivis par les attaquants. Elle-même a été rattrapée avec son enfant de 13 ans. Elle a été sérieusement battue mais pas avec une machette. Les hommes en arme ont emporté son enfant qui s'est mis à hurler et à pleurer. Elle lui a dit de rester calme et d'aller avec eux car si non, ils le tueraient. Les hommes lui ont dit que, puisqu'elle "donnait" son fils, elle ne subirait pas de mutilations.

Patient 7
Sexe : F
âge : adulte
date d'admission : le 3 mai
date de la blessure : inconnue
blessures : tête, épaule et dos lacérés.
Description des événements
La malade est décédée peu de temps après son admission. D'autres personnes ont raconté que toute sa famille avait été tuée devant elle et qu'elle avait été tuée par l'émotion.

Patient 8
Sexe : M
âge : adulte
date d'admission : le 6 mai
date de la blessure : autour du 30 avril
blessures : profondes lacérations au cou (tentative de décapitation)
Description des événements
Après que Mile 4 ait été attaqué, des groupes d'hommes en armes ont attaqué Songo. Il était environ 11 heures du soir. Cet homme était alors couché avec sa femme et ses trois enfants. Les attaquants sont entrés dans la ville et ont fait irruption dans les habitations. Alors qu'ils étaient en train de casser la porte, le patient et sa famille ont sauté hors du lit. En quittant la pièce, il a vu un homme près de la porte et est sorti par l'arrière. L'attaquant a tiré. A l'extérieur de la maison, un autre homme l'attendait avec une machette et l'a frappé au cou. Depuis, le blessé n'a pas revu sa famille. Il ne sait pas ce qu'il est advenu des autres habitants du village. Il a passé une semaine seul dans la brousse.

Patient 9
Sexe : M
âge : adulte
date d'admission : le 6 mai
date de la blessure : autour du 4 mai
blessures : 2 blessures par balle, une sur chaque jambe
Description des événements
Cet homme se trouvait dans son village natal et vivait avec ses deux femmes, 4 enfants, son frère, ses belles-soeurs et un enfant. Des groupes armés traversaient parfois le village. Chaque fois, les habitants s'enfuyaient. Ils n'étaient pas harcelés, mais les hommes en armes prenaient de la nourriture. La veille de Noël, des groupes armés sont entrés dans le village en tirant. L'homme est parti avec sa famille, se cacher dans la brousse. Ils y sont restés 5 mois. L'homme avait commencé à cultiver et se préparait à planter. Il pense que c'est en entendant son coq que les groupes armés l'ont repéré. Ils sont arrivés tôt le matin alors qu'il faisait encore sombre. Quelqu'un a donné l'alarme parmi les civils qui se sont enfuis dans la brousse. L'homme tentait de rassembler le peu de nourriture qu'il possédait quand les attaquants sont arrivés et lui ont tiré deux fois dessus. Son frère, qui l'a entendu pleurer, est venu l'aider. Il s'est également fait tirer dessus et a été tué. Des villageois sont venus l'enterrer après l'attaque.

Patient 10
sexe : F
âge : 8 ans
date d'admission : 6 mai
date de la blessure : autour du 24 avril
blessures : amputation de la main droite
Description des événements
Un mois plus tôt, des groupes armés, qui se repliaient de Freetown, ont attaqué Mafunta. Ils sont entrés dans le village et ont demandé aux habitants de partir. Tous ceux qui ont fait des difficultés ont été tués ou ont eu leur main tranchée. Toute leur nourriture a été volée et le village a été brûlé. Trois enfants ont été emmenés (des garçons âgés de 9, 7 et 6 ans). Deux personnes ont été tuées pendant l'attaque. La fillette et 24 villageois ont fui jusqu'à un village nommé Mamoni. Autour du 24 avril, un matin, des hommes en armes sont entrés dans ce village et se sont mis à crier. Ils avaient des armes à feu mais pas de munitions. Ils ont capturé quatre personnes : cette jeune fille, son oncle et deux hommes. Les deux hommes ont été tués sur place. Son oncle et elle ont eu une main amputée. Les attaquants leur ont dit d'aller voir Kabbah pour lui demander de nouvelles mains. La mère de la fillette est revenue dans le village après l'attaque et a emmené la petite dans la brousse. Trois jours plus tard, elles ont à nouveau été rattrapées par des hommes en armes qui leur ont pris de la nourriture. Elles sont restées pendant trois jours dans un village appelé Beng et sont arrivées à Masiaka le 3 mai.

Patient 11
sexe : F
âge : adulte
date d'admission : 6 mai.
Date de la blessure : environ 3 semaines auparavant
blessures : profondes lacérations de la main droite
Description des événements
Des hommes en armes sont venus et ont ordonné aux villageois de les suivre jusqu'à un autre lieu où ils devaient les aider à trouver de la nourriture, la préparer.... On leur a dit que s'ils se prêtaient à ces tâches, ils seraient épargnés. Ils étaient trente. Après avoir fini leur travail, et alors qu'ils rentraient chez eux, ils ont été pris en embuscade. Quelques personnes ont été attrapées. Certaines ont eu la main tranchée, d'autres ont été tuées. Cette femme a vu cinq personnes amputées. Après avoir mutilé ces civils, les hommes en arme les ont poursuivis et leur ont dit d'aller voir Kabbah. Ils ont passé trois semaines dans la brousse et ont, à nouveau, été attaqués. Ils se sont enfoncés plus avant dans la brousse.

Patient 12
sexe : F
âge : adulte
date d'admission : 6 mai
date de la blessure : vers le 22 avril
blessures : plaie par arme blanche à la jambe gauche
Description des événements
Il y a six mois environ, des hommes armés ont dit aux habitants de son village de quitter les lieux, personne n'a alors été blessé. Les groupes armés ont volé de la nourriture, des biens. Les villageois sont tous partis dans la brousse. Dans le camp qu'ils ont installé, il y avait environ 50 adultes lorsque l'attaque a eu lieu. C'était au début de la soirée et seuls les enfants dormaient. Les hommes armés sont entrés dans le camp, créant une grande confusion. Les gens se sont enfuis à nouveau, laissant les enfants endormis derrière eux. Cette femme a laissé six enfants, dont le plus jeune a six ans. Les villageois ont été mutilés alors qu'ils s'enfuyaient. C'est de cette manière qu'elle a été blessée à la jambe. Après l'attaque, les villageois sont revenus. Tous les enfants avaient disparu. Il y en avait au moins 40. Cette femme est restée dans la brousse avec d'autres personnes jusqu'au 6 mai.

Patient 13
Sexe : M
âge : adulte
date d'admission : 6 mai
date de la blessure : 3 semaines auparavant
blessures : lésions à l'avant-bras droit suite à des coups répétés.
Description des événements
Cet homme a quitté son village de Masampa, il y a environ un mois. L'attaque de Masampa a eu lieu dans la nuit. Les "rebelles" étaient nombreux et ne se sont pas servis de leurs armes à feu. Ils se sont mis à crier aux habitants d'apporter de la nourriture et tous leurs biens. Ils ont parcouru le village, sont entrés dans les maisons et, pour finir, ont brûlé le village. Sa mère a été tuée et il a vu deux blessés. Il s'est enfui dans la brousse avec un groupe de 20 personnes environ. Ils ont été poursuivis et les attaquants ont rattrapé 15 d'entre eux (hommes, femmes et enfants). Il a pu continuer et s'est arrêté dans un endroit appelé Malamina. La nuit, une nouvelle attaque a eu lieu. Les gens ont tenté de s'enfuir et les groupes armés ont commencé à les mutiler. Des personnes ont été tuées. Il a vu deux autres personnes mutilées à ce moment-là, mais il ne les a pas revues ensuite. Il a été pris et jeté à terre avec trois autres personnes. Ils ont été battus à coups de bâtons. Ils ont finalement réussi à s'échapper et se sont enfuis dans la brousse pendant trois semaines.

Patient 14
sexe : M
âge : 26 ans.
date d'admission : 6 mai
date de l'incident : 2 semaines auparavant
blessures : amputation partielle des deux oreilles et le sigle RUF gravé au couteau sur la poitrine et sur le dos.
Description des événements
Une nuit, il y a environ 5 ou 6 mois, à Ropat, des groupes armés sont arrivés alors que tout le monde dormait. Ils n'avaient que des couteaux. Ils ont rassemblé les habitants au centre de la ville. Lui n'a pas pu se lever car il était malade. Ils ont emmené certaines personnes sur la route principale, des hommes, des femmes et des enfants. Ces personnes ont été enlevées. Personne n'a été tué dans le village. Les hommes en armes ont également volé de la nourriture, des vêtements, etc. Une deuxième attaque s'est produite, pendant la journée cette fois. Cet homme était étendu sous un manguier, car il n'était pas rétabli. Tout à coup, il a vu tout le monde se mettre à courir et à fuir. Il est resté seul. Il a vu des hommes s'approcher avec un énorme couteau. Ils lui ont ordonné de venir combattre avec eux dans la brousse. Il a répondu que ce n'était pas possible, en raison de sa maladie. Alors ils lui ont attaché les mains, l'ont battu et ont gravé RUF sur son dos et sa poitrine avec le couteau. Ensuite, ils ont essayé de lui couper les oreilles. Avant le départ des attaquants, il a été détaché. Il s'est enfui dans la brousse et a retrouvé sa famille. Ils ont vécu là pendant deux semaines.

Patient 15
sexe : M
âge : adulte
date d'admission : 6 mai
date de la blessure : environ trois semaines auparavant (même attaque que le témoignage n°10)
blessure : amputation de la main droite.
Description des événements
Cet homme a quitté Mafunta il y a environ cinq mois, après une première attaque. Il a été témoin de plusieurs autres attaques depuis que les"rebelles" ont été chassés de Freetown. La première fois, les hommes armés sont arrivés vers 6 heures du matin. Tout le village s'est enfui et personne n'a été tué.Tout a été pillé et brûlé. Les habitants sont partis dans la brousse. Là, dans leur camp de fortune, ils ont été de nouveau attaqués. Les hommes armés ont enlevé quatre personnes : trois hommes et une petite fille (NDLR : dont lui-même et sa nièce de huit ans, cf. témoignage n°10), un des hommes a été battu à mort. Un autre est décédé. Les assaillants ont commencé à hurler pour que les villageois apportent le riz qu'ils avaient caché. Comme ils n'avaient pas de réserves, sa nièce et lui ont eu une main coupée. On leur a dit d'aller demander des " nouvelles mains " à Kabbah, et de lui transmettre le message suivant "nous avons fait notre travail". Sa nièce et lui sont repartis dans la brousse pendant deux semaines, période pendant laquelle ils ont subi une nouvelle attaque.

Patient 16
sexe : M
âge : adulte
date d'admission: 15 mai
date de la blessure : 13 mai
blessures : Tentative d'amputation de la main gauche
Description des événements
Le village a été attaqué au petit matin. Des hommes en armes sont entrés en tirant en l'air. Ils sont allés de maison en maison et ont exigé que les habitants donnent tout ce qu'ils possédaient. Ils ont pris la nourriture, les vêtements. Lui, sa femme et ses deux enfants se sont préparés à partir et ont réussi à s'enfuir jusqu'à un petit village dans les marais. Ils ont vu que les hommes en armes les suivaient. L'homme a voulu courir, mais c'était impossible à cause des enfants. Les hommes en armes les ont rassemblés, sa famille et lui, avec d'autres personnes et leur ont ordonné de porter le butin. Il y avait beaucoup de monde. Ils ont passé une semaine avec eux dans la brousse. Puis les attaquants ont décidé de partir. Ils lui ont dit qu'ils allaient tuer ses deux fils et sa femme. Ils ont commencé à sélectionner leurs victimes une par une, ont mis un rondin de bois sur le sol et ont commencé à les décapiter. Puis ils appelaient la personne suivante. Ce patient a ainsi vu dix personnes exécutées de cette manière. Il a ensuite été lui-même désigné. Il a supplié qu'on le tue avant le reste de sa famille. Mais on lui a répondu qu'il ne serait pas tué. Ils lui ont coupé une main, puis ils l'ont chassé dans la brousse. Il a couru, il était seul. Deux jours plus tard, il est retourné au village et il a vu sa femme et ses enfants, morts.

Patient 17
sexe : M
âge : adulte
date d'admission: 9 mai
date de l'incident : 7 mai
blessures : blessure par balle dans le cou
Description des événements
Des gens sont arrivés en courant dans le village, en annonçant que les "rebelles" arrivaient. Tout le monde a couru se réfugier dans la brousse. Le lendemain, de bonne heure, ils ont voulu aller voir ce qui se passait. Tout était calme. La femme de cet homme venait juste d'arriver d'un autre village où elle avait vu une voiture pleine de soldats, mais elle ne savait pas de qui il s'agissait. Ils ont fui dans les marais, de crainte d'être attaqués. Ils ont entendu des coups de feu, puis l'explosion d'une grenade, alors ils ont continué à courir. Ils ont passé une nuit dans les marais, puis sont allés vers le prochain village. Les jours suivants, comme ils ont entendu des tirs et de grosses explosions assez proches, ils ont continué à fuir. Cela a duré deux mois jusqu'à ce qu'ils entendent que des renforts étaient arrivés dans une ville voisine où ils se sont rendus pour être en sécurité. Ils sont restés dans cette ville deux mois. Une nuit, alors que cet homme était assis devant sa maison, il a entendu qu'un village voisin avait été attaqué. Un véhicule blindé a ouvert le feu. Il faisait trop sombre dans la nuit pour voir ce qui se passait. Il s'est caché sous le lit avec sa fille de 10 ans. Des hommes armés sont entrés dans la maison, ils ont commencé à piller la nourriture. Il les a entendu dire que toute personne qui restait devait être tuée. Ils ont également dit qu'ils devaient fouiller toutes les pièces de la maison. Ils sont entrés dans sa chambre et ont pointé une lampe torche sur son visage. Ils lui ont ordonné de sortir et d'abandonner son enfant là. Ils ont commencé à le battre et lui ont demandé pour qui il combattait. Il a répondu qu'il était civil, qu'il ne combattait pour personne. Ils l'ont accusé de mentir et lui ont ordonné de s'asseoir par terre. Il ne pouvait plus bouger ses bras normalement, tellement il avait été battu.Trois hommes se sont approchés dont un jeune. L'un d'eux a pointé son arme sur lui et lui a tiré une balle dans le cou. Il s'est effondré et n'a pas bougé, il a attendu. Les hommes armés ont continué à piller la maison. Avant de partir, ils lui ont sauté sur les pieds pour voir s'il était encore en vie. Quand ils sont partis, il s'est assis et a vu les maisons en flammes. Il s'est enfui dans la brousse, où il a rencontré plusieurs voisins. Ils y sont restés quatre jours, avant de revenir vers Freetown.

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